Accueil Date de création : 14/06/07 Dernière mise à jour : 07/09/09 19:03 / 108 articles publiés

Tran Anh Hung adapte un best-seller de Murakami  (Vietnam) posté le jeudi 31 juillet 2008 17:02

Tran Anh Hung n'avait rien tourné depuis huit ans et son délicat A la verticale de l'été. Depuis, ce réalisateur vietnamien a achevé le tournage de son thriller d'anticipation I Come with the Rain. Un film tourné en langue anglaise avec Josh Hartnett en tête d'affiche (voir article : Josh Hartnett chez Tran Anh Hung : images !). Une première pour celui qui reçut la Caméra d'or à Cannes avec L'Odeur de la papaye verte et le Lion d'or à Venise pour son deuxième film, Cyclo.

 

En février 2009, Tran Anh Hung reviendra à un univers familier. Il signera le scénario et la mise en scène de Norvegian Wood, l'adaptation du best-seller éponyme de l'écrivain japonais contemporain Haruki Murakami. Un univers mélancolique et poétique qui dépeint un amour naissant entre le narrateur, Toru Watanabe et Naoko, l'ex-fiancé de son meilleur ami qui vient de se suicider. Au fil du temps, ces deux êtres livrés à l'angoisse de la mort et leur solitude commune vont se rapprocher, sur l'air bien connu de « Norvegian Wood » des Beatles. Plus de 8,7 millions d'exemplaires de ce roman se sont écoulés à sa sortie en 1987.

 

L'oeuvre surréaliste de Murakami a déjà fait l'objet de plusieurs adaptations cinématographiques. De Hear the Wind Sing en 1979, à Tony Takitani en 1990 au plus récent All God's Children Can Dance. Tran Anh Hung saura insérer son regard sensuel dans l'univers de Murakami pour aborder en finesse cette histoire d'amour tragique. Pour ce film, Tran Anh Hung s'inspirera de la version française du roman de Murakami. Un projet qu'il avait en tête depuis 2004, date à laquelle le cinéaste rencontra l'écrivain. Méfiant, Murakami a longtemps résisté, mais son admiration pour l'oeuvre de Tran Anh Hung fut la plus forte. Il a fini par céder les droits à la société Asmik Ace.

 

La sortie de Norvegian Wood est prévue pour courant 2010.

 

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Dragonball : la première photo est arrivée !  posté le jeudi 31 juillet 2008 02:45

Après l'affiche japonaise (voir article : Dragonball s'affiche au Japon), la première photo officielle de Dragonball, le film vient d'arriver. Justin Chatwin nous dévoile le vrai visage de San Goku, ce guerrier doté de super-pouvoirs. Entre ses mains : l'une des fameuses boules de cristal qui l'aidera à dominer l'univers. Le film au budget de 100 millions de dollars, devrait montrer le bout de son nez le 8 avril 2009 en France. Avis à tous les amateurs.

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Le bon, la brute et le cinglé : roi du box-office en Corée  (Corée) posté le vendredi 25 juillet 2008 13:04

Le bon, la brute et le cinglé vient d'enregistrer un excellent score dans son pays, la Corée. Sorti en salles le 17 juillet dernier, il a emballé le box-office, enregistrant le jour de sa sortie plus de 400 000 spectateurs, battant ainsi le record d'Indiana Jones 4. A ce jour, le western oriental de Kim Ji-woon a dépassé le cap des 2,2 millions d'entrées.

En attendant sa sortie en France le 17 décembre prochain, petit tour du côté de sa bande-annonce.

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Les divagations de Hong Sang-soo  (Corée) posté le jeudi 24 juillet 2008 13:12

A la marge dans son pays et encensé en France, Hong Sang-soo nous fait gré de deux de ses films cet été. Des divagations amoureuses d'un jeune peintre entre Séoul et Paris dans Night and Day, à une légèreté mélancolique dans Woman on the Beach, la rencontre avec ce cinéaste atypique nous entraîne dans les méandres de son cerveau. La tête dans les nuages, à l'image de son héros de Night and Day. Et si tout ceci n'était que pure fiction ?

 

Comment le quotidien intervient dans votre processus de création ?

Certaines fois, dans la vie courante, il se passe des choses intéressantes qu'on a laissées de côté. Puis un jour, ces choses deviennent des souvenirs. On pose alors une question. Et avec cette question, on essaie de trouver une réponse dans le quotidien et si on ne trouve pas la réponse, on tente de comprendre. Et c'est cela qui peut devenir la matière de ma création. Pour Night and Day, je suis parti d'une situation de mon quotidien : je vis à New York. J'appelle ma femme. Pour moi, c'était le jour. Pour elle, il faisait nuit.

 

Comme dans Le Jour où le cochon est tombé dans le puits, on retrouve un effet miroir de la réalité. Pour vous, être cinéaste est un moyen de vous positionner dans la réalité ?

Comme vous le savez, il n'existe pas une seule forme de réalité. Chacun d'entre nous a sa propre réalité. Même si vous et moi, on parle pendant des heures de cette machine (pointant du doigt le magnétophone), notre perception sera différente. Même si tu essayes de m'expliquer ce que tu ressens, tes mots ne permettront pas d'exprimer ce que je ressens. Nous vivons tous dans un monde différent. Nous utilisons des mots pour exprimer ce qui est intraduisible. Quand je vous demande de me donner ce stylo, là, nous partageons. Nous avons l'impression de vivre dans le même monde. Le monde peut garantir une infime communication entre les gens. Tout ça pour dire que la réalité n'existe pas. Nous vivons chacun dans notre petit monde. Mais nous sommes tous dans le même bateau. Et je peux vous assurer qu'il n'existe pas qu'une forme de réalité. Ce que nous avons, c'est l'expérience. Nous vivons pour ça, nous tombons pour ça et ensuite, nous mourons. C'est là-dessus que nous pouvons commencer à avoir une interprétation. Même si l'interprétation de cette chose ne représente pas cette chose.

 

Mais il y a une dimension de partage avec le spectateur lorsque vous faites un film. Comment se passe cette interaction ?

Pour partager ton expérience, tu as besoin de quelqu'un d'autre pour qu'il interprète cette chose. Mais cette autre personne aura une vision limitée. J'essaye de traduire cette chose par le biais d'un film, d'un mélodrame, d'une peinture, peu importe. J'essaye de partir de là. Ce que je fais, je le fais avec mon antenne. Juste avec des petits segments de vie, que j'appelle des situations. Par exemple, je me suis rendu compte que quand on va au cinéma, pendant l'espace d'une minute, on se prend pour un héros. Et là, tu te mets à fumer comme John Wayne et à parler comme lui. Le cinéma, c'est l'obscurité totale, ce grand écran, cet espace. Tout le monde est influencé par cette étrange expérience qui a eu lieu dans la pénombre. C'est pour ça que dans mon cinéma, ce qui prime, c'est l'intuition. Je pars de là. Ensuite, je pense à la forme que je pourrais lui donner. Puis, j'y glisse tous ces détails qui me viennent du quotidien pour en faire un film.

 

Avant de commencer le tournage, vous n'avez que 30 % de votre scénario. Les dialogues, vous les écrivez le matin-même, en vous inspirant du décor, de l'ambiance du jour... Comment se passe ce processus de création ?

Je pense que chaque réalisateur laisse une part à l'improvisation, aux changements de dernière minute. Chaque tournage est un processus. Tous les jours, nous devons exécuter quelque chose pour livrer un produit final. Dans tout ce processus, chaque chose est mouvante. Et chaque membre de l'équipe a une approche différente du réalisateur. Donc quand on transfère l'idée d'une personne à une autre, elle varie de 6 % à chaque étape. Je tiens à ce que chaque personne de l'équipe garde sa créativité. Chaque personne a sa propre idée et peut l'exécuter. C'est mon tempérament. Par exemple, quand je gagne le lieu de tournage, je regarde ce qui se passe, comment l'actrice arrive. Je peux percevoir un changement sur son visage. Je peux ressentir que la veille, elle s'est disputée avec son mari, même si je ne sais pas précisément si cette dispute a eu lieu. Je m'inspire alors de ce visage, de ces traits pour l'intégrer au scénario. Je n'ai pas besoin de savoir exactement pourquoi, et elle n'a pas besoin de savoir ce que j'utilise de sa propre expérience. Ma seule impression me suffit.

 

Laissez-vous une part d'improvisation à vos acteurs ?

Je n'envisage pas les acteurs autrement que comme des personnes. J'écris donc le script le matin-même, en m'inspirant d'eux, de leur être, de ce qu'ils dégagent. Parfois, les acteurs pouvaient être embarrassés par cette méthode. Mais quand nous sommes rentrés en Corée, ils ont vu le résultat et ont été soulagés. Sur le tournage, tout était fluide. Les dialogues leur correspondaient parfaitement. Donc pour eux, le travail était fait. Ils n'avaient plus besoin d'improviser.

 

Pourquoi avoir choisi Paris comme lieu de fiction ?

Paris, j'y ai vécu pendant un an. Je me suis également installé à New York, qui était, pour vous l'avouer, ma première idée. J'avais besoin d'une ville loin de la Corée. J'ai alors hésité entre New York, Paris et San Francisco. New York était une trop grande ville. San Francisco, je n'y ai pas habité, donc je ne ressentais pas grand-chose sur cette ville. Paris était donc mon seul choix possible. Mais vous savez, tout ce que je viens de dire n'a aucune importance (rires).

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Dragonball s'affiche au Japon  posté le lundi 21 juillet 2008 21:45

Petite curiosité pour tous les les fans de DBZ. La Fox vient de dévoiler le poster japonais de Dragonball, le film. Sous le regard averti de James Wong, Justin Chatwin ( La Guerre des mondes) enfile le costume de Son Gokû, ce guerrier doté de super-pouvoirs parti à l'assaut des sept boules de cristal appelées les «Dragon Balls». Attendu pour le 10 avril 2009, Dragon Ball comptera le non moins culte Chow Yun-Fat dans sa distribution.

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