Accueil Date de création : 14/06/07 Dernière mise à jour : 07/09/09 19:03 / 108 articles publiés

Sauvons la forêt de Totoro  (Japon) posté le mercredi 16 juillet 2008 17:25

Totoro Forest Project. Voici l'ONG créée par Hayao Miyazaki, rejoint dernièrement par les studios Pixar en vue de sauver l'une des plus anciennes forêts japonaises, la forêt Sayama.

 

Plus connue pour avoir inspiré le décor de Mon voisin Totoro, elle est menacée de disparition à cause d'un vaste projet de développement urbain. Afin de préserver ce patrimoine, un appel a été lancé auprès des artistes du monde entier pour réaliser des oeuvres originales, inspirées de l'univers de Miyazaki. Résultat : plus de 186 artistes (dont Ashley Wood, Lou Romano, Bill Presing...) ont répondu présents, envoyant sculptures, peintures et dessins à l'ONG. Une vente aux enchères sera organisée par Pixar le 6 septembre prochain, en vue de récolter des fonds.

 

En attendant, vous pouvez visiter le site officiel du Totoro Forest Project et contribuer à la préservation de cette forêt. Pour avoir un jour la chance de pouvoir s'engouffrer dans Sayama, et qui sait, croiser la route de Totoro en train de rebondir sur son ventre...

 

 

Voir un extrait de Mon voisin Totoro.

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La bande-annonce de Night and Day  (Corée) posté le lundi 30 juin 2008 18:50

Et voici la bande-annonce de Night and Day, le prochain Hong Sang-soo, en salles le 23 juillet prochain.

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Park Chan-Wook is a Cyborg, but that's ok  (Corée) posté le vendredi 27 juin 2008 21:04

Elle est folle...Il est fou d'elle ! Voilà le pitch du dernier né de la planète Park Chan-Wook, Je suis un Cyborg.

 

Sortie le 12 décembre dernier, cette comédie allumée et onirique n'a pas trouvé son public. Petite séance de rattrapages. Après sa trilogie sanglante initiée par son premier opus ultra-inventif, Old Boy, Je suis un Cyborg marque un tournant dans sa carrière. «En tournant Je suis un Cyborg, j'ai compris qu'il était plus difficile de représenter l'amour que la haine et par conséquent, de définir les contours de l'amour sans avoir l'air d'un hypocrite», confie Park Chan-Wook.

 

L'édition DVD éditée par Wild Side Video sortira le 23 juillet prochain. Au programme des bonus, le court-métrage exclusif N.E.P.A.L (Never Ending Peace and Love) qui dépeint l'histoire vraie d'une Népalaise travaillant en Corée du sud, prise à tort pour une déficiente mentale, qui finira internée 6 ans dans une institution psychiatrique. Avec, bien sûr, les inévitables interviews du réalisateur, de ses acteurs et une divagation de l'équipe du film autour d'un thème «Rêverie inutile».

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Kim Jee Woon revisite Max et les Ferrailleurs  (Corée) posté le jeudi 19 juin 2008 16:41

Déjà très remarqué avec ses deux premiers films, 2 soeurs (Grand Prix au Festival de Gérardmer) et son polar maîtrisé A Bittersweet Life aux accents melvilliens, Kim Jee Woon a détonné sur la Croisette avec son western oriental, Le Bon, la Brute et le Cinglé.

Revisitant à sa sauce l'univers de Sergio Leone et faisant appel aux trois acteurs les plus en vue du cinéma coréen - Jung Woo-Sung (Le bon), Byung-hun Lee (La brute) et Song Kang-ho (Le cinglé) -, le réalisateur a confirmé sa passion sans faille pour le cinéma.

Nouveau projet annoncé, et non des moindres : Kim Jee Woon va se confronter à l'univers de l'un des maîtres du cinéma français, Claude Sautet.

 Il s'apprête à tourner le remake de Max et les Ferrailleurs, une tragédie noire mettant en scène Michel Piccoli, un flic solitaire et intransigeant face à une bande de petits truands de Nanterre.

Max sera le premier film tourné en anglais de Kim Jee-Woon. Au scénario, il a fait appel à Howard A. Rodman (Savage Grace). Sur le casting, aucune information pour le moment, mais on sait que la distribution devrait être internationale. Les noms de ses deux producteurs, John Woo et Terence Chang, laissent présager du meilleur.

 

Sortie du film prévue au printemps 2009.

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Nagisa Oshima, l'insoumis en DVD  (Japon) posté le mercredi 18 juin 2008 22:30

Figure emblématique de la Nouvelle vague japonaise, Nagisa Oshima en DVD, c'est disponible dès aujourd'hui avec 5 Films de révolte et de passion édités par Carlotta Films.

 

Cet orphelin, né à Kyoto en 1932, signe en 1959 un premier film, Une ville d'amour et d'espoir sur un gamin démuni, obligé de vendre ses propres pigeons pour sauver sa famille de la pauvreté. Triplé gagnant avec Contes cruels de la jeunesse et L'enterrement du soleil en 1960. Début de polémique. Sa peinture de la jeunesse japonaise d'après-guerre, sur fond d'érotisme et de violence n'opère pas l'adhésion de tous. Trop radical sûrement, ce film deviendra le fer de lance d'une génération en marge.

 

Autre film unique dans la carrière du cinéaste : Nuit et brouillard au Japon (1960), une évocation prodigieuse de la situation politique au Japon à travers sa dénonciation du renouvellement du traité nippo-américain de l'après-guerre. La polémique anfle. Le film est retiré de l'affiche.

 

Nagisa Oshima ne s'arrêtera pas là. En 1965, pour marquer sa liberté de création au fer rouge, il fonde sa propre société de production, la Sozo-Sha. Aucun tabou pour cet ancien étudiant en droits. Il enchaîne avec La pendaison, un film sur la peine de mort, le crime mêlé au sexe dans L es Plaisirs de la chair et surtout le sulfureux L'Empire des sens, montrant pour la première fois au cinéma des actes sexuels non simulés.

 

Fin de carrière tout aussi révoltée avec le face-à-face Kitano- Bowie dans Furyo, une Charlotte Rampling troublante dans Max mon amour et enfin Tabou, un film sans concessions évoquant la relation sexuelle de deux samouraïs dans le Japon du 19ème siécle.

Carlotta Films présente pour la première fois en DVD 5 films de révolte et de passion de Nagisa Oshima. La Trilogie de la Jeunesse (Une Ville d'amour et d'espoir, Contres cruels de la jeunesse et L'enterrement du soleil) est un tryptique exceptionnel posant les jalons d'une cinématographie hors du commun. Parmi les bonus présentés, des extraits des carnets de notes du cinéaste décrivant son processus de réflexion et de création. Egalement disponibles : le chef d'oeuvre Les Plaisirs de la chair avec une analyse de Jean Douchet («Ce n'est pas de l'extérieur que vient le vrai danger. Il est dissimulé au plus profond de soi, à l'intérieur de la subjectivité névrotique de Wakizaka») et Nuit et brouillard au Japon, son film politique le plus révolté.

 

Immanquable !

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