Accueil Date de création : 14/06/07 / Dernière mise à jour : 21/07/08 21:45 / 74 articles publiés
 

Le trailer du prochain Johnnie To ! (Chine / Hong Kong) posté le samedi 10 novembre 2007 18:40

 

Ca y est. C'est fait. Voici le trailer explosif du prochain Johnnie To, intitulé Mad Detective.  Réalisé à l'aide de son acolyte Ka-Fai Wai (scénariste et coréalisateur du cultissime Fulltime Killer), ce polar stylé met en scène un serial-killer traqué par un duo de flics en perdition. Présenté à la dernière Mostra de Venise, la rumeur s'amplifie sur le Net. Un très très bon cru, paraît-il... Lau Ching Wan (Full Alert), plus habité que jamais, dans la peau du détective fou. Un scénario bien ficelé. Une mise en scène flamboyante. Pour patienter avant la sortie courant 2008 de Mad Detective, Triangle du trio made in Hong Kong To- Hark- Lam débarque sur les écrans dans quelques mois. Elle est pas belle la vie ?

 

 



 

 

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Kinotayo : Festival du Film Japonais Contemporain (Japon) posté le samedi 10 novembre 2007 18:26

 

Retrouvez la 2ème édition du Festival du Film Japonais Contemporain Kinotayo du 13 au 20 novembre 2007 à la Maison de la Culture du Japon et à l'Elysée Biarritz.

L’objectif de Kinotayo est noble. Il s'agit de développer la connaissance et de favoriser la compréhension de la culture, de l’histoire et des modes d’expression japonais auprès du public français, en contribuant à une plus large diffusion de la création cinématographique du Japon en France.

La sélection des films est essentiellement centrée sur le cinéma contemporain (films lancés au Japon dans les 18 derniers mois).

Pour en savoir plus, rendez-vous ici.

 

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My Blueberry day (Chine / Hong Kong) posté le mercredi 31 octobre 2007 20:27

Blog de lcroiset : Cinéma d'Asie  (et d'ailleurs), My Blueberry day

Il y a des jours comme ça...Le froid vous envahit, la fatigue vous gagne, mettre un pied dehors vous semble quelque peu déplacé...Et puis, armée d'une curiosité sans faille pour le cinéma asiatique (ô passion !), me voici prête à surmonter ces faiblesses, prête à découvrir les nouvelles trouvailles visuelles de Maître Wong Kar-wai pour My Blueberry Nights.

La balade fut belle. Une Amérique sublimée, terre de contrastes et de fantasmes : Natalie Portman, femme fatale; Jude Law, perdu; Rachel Weisz, hystérique; Norah Jones, ébahie...et puis surprise, au détour d'une rue, une apparition, air connu (The Greatest) : Chan Marshall. Qu'entends-je ? Un autre air connu. In the mood for love, vous connaissez ? Air revu et corrigé. Surprises...Belle balade, oui. Au final, rien ou presque : Jude Law, un baiser, une route. On the road again...

 

Pour voir la bande-annonce, c'est ici.

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Naomi Kawase, entre ciel et terre (Japon) posté le mercredi 31 octobre 2007 20:07

Blog de lcroiset : Cinéma d'Asie  (et d'ailleurs), Naomi Kawase, entre ciel et terre

Enfant chérie du Festival de Cannes, Naomi Kawase en a fait du chemin depuis sa Caméra d’Or remportée en 1997 pour Suzaku. Dix ans auront suffit à cette réalisatrice nippone pour s'octroyer une place de choix parmi la crème des crèmes des cinéastes dits « auteurs ». Consécration suprême avec le Grand Prix du jury du 60e Festival de Cannes attribué à son drame contemplatif La Forêt de Mogari. Retour sur une réalisatrice discrète.

 

Nara, ville natale

Sa ville natale, Nara (située à l'ouest du Japon), Naomi Kawase en a toujours fait le point de départ de ses films. Abandonnée par ses parents à la naissance, ce sont ces grands-parents qui ont pris en charge son éducation. En quête perpétuelle de ses racines, Nara constitue l'ancrage identitaire de Naomi Kawase. De Suzaku à La Forêt de Mogari, en passant par Shara, cette ancienne capitale nipponne est omniprésente. Non loin de là, justement, se situe la forêt de Mogari, une région montagneuse dans laquelle, chose inhabituelle au Japon, on enterre les morts sans crémation. Cinéaste de l'intime, Naomi Kawase n'a cessé d'explorer les événements de sa vie pour les imprimer sur pellicule. Son documentaire Dans ses Bras retrace son parcours, à la recherche du père qui l'a abandonnée. Des années plus tard, elle décrit les liens charnels qui l'unissent à sa grand-mère dans Naissance et maternité. Une grand-mère atteinte de légère démence sénile, qui fut à l'origine de La Forêt de Mogari. Vie et cinéma se confondent dans l'itinéraire de cette artiste sensible. « C'est formidable d'avoir pu faire des films et de continuer à en faire. Je suis contente. C'est très dur de réaliser. Je crois que c'est aussi difficile que de vivre ; cela ressemble à la vie. »

 

Au fil des films

Naomi Kawase a étudié la photographie à l'Ecole des Arts visuels d'Osaka et y a réalisé quelques films expérimentaux vers la fin des années 80. Dès 1993, la novice reçoit un prix d'encouragement au Festival de l'Image de Tokyo pour son documentaire Dans ses Bras, ainsi que le prix de la presse Fipresci au Festival d'Yamagat. Les prix s'enchaînent avec la Caméra d'Or pour Suzaku, un nouveau prix Fipresci pour Hotaru, jusqu'au Grand Prix du jury à Cannes pour La Forêt de Mogari.

Artiste indépendante, elle assure, outre la mise en scène, le financement, la production et le scénario de La Forêt de Mogari, tel un vrai artisan. « Dans l'industrie cinématographique japonaise, réaliser des films est considéré comme un domaine où il faut se dépasser et qui nécessite de la souffrance. Poursuivre un rêve en s'économisant, c'est quelque chose qui serait pardonné à un homme mais pas à une femme. Cette sorte d'intolérance de la vieille génération est toujours apparente au Japon et c'est toujours une grande barrière à surmonter. »

Privilégiant la sincérité de ses personnages à la complexité d'une intrigue, Naomi Kawase fait souvent appel à des acteurs amateurs. Pour La Forêt de Mogari, elle a casté Uda Shigeki, un comédien non professionnel qui a séjourné pendant trois mois dans une maison de retraite pour travailler son rôle.  

 

Mo Agari

Mogari désigne la période consacrée au deuil. Etymologiquement, Mo Agari, symbolise la fin du deuil. La Forêt de Mogari évoque la complicité entre un vieil homme, inconsolable depuis la mort de son épouse trente-trois ans plus tôt et une aide-soignante qui vit avec la douleur d'un enfant disparu. « C'est une grande empathie qui les lie l'un à l'autre et non un sentiment de tristesse. Ceux qui ont perdu un être cher sont souvent plus sensibles à la douleur des autres. »

Cette oeuvre contemplative met en avant le pouvoir rédempteur de la nature. Au bord du désespoir, ces deux êtres vont fuir à travers la forêt, lieu qui va les rattacher à la vie. « La nature existe en soi, indépendamment de toute intervention de l'homme. On s'y sent protégé. » Dans ce film, on entend le murmure du vent, la force d'un orage, le crépitement du feu. Naomi Kawase accorde une place majeure aux éléments naturels. « C'est quand nous trouvons du réconfort dans des choses immatérielles telles que les sentiments humains, la lumière et le vent, ou l'ombre de quelqu'un qui vient de mourir, que nous pouvons alors assumer notre solitude. »

Un souffle d'espoir intervient à la fin de cette fugue céleste lorsque le vieil homme déclare : « Je vais dormir dans la terre. Comme je me sens bien ! » Nature rédemptrice et apaisante, tel serait le message véhiculé par Naomi Kawase.Ainsi a-t-elle terminé son discours cannois par ces quelques mots : « Quand on trouve ce point d'appui dans le monde, on peut être tout seul et continuer. Merci d'avoir apprécié mon film, d'avoir reconnu ce que je voulais dire à travers lui. Merci beaucoup ! Ce monde est formidable ! » Merci Naomi.  

 

Pour voir la bande-annonce, c'est ici


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Oh, My Beall !  posté le mardi 16 octobre 2007 11:49

Blog de lcroiset : Cinéma d'Asie  (et d'ailleurs), Oh, My Beall !

Qu'est-ce que Beall ? Beall est un collectif laboratoire de sept réalisateurs à double visée : le développement et la production de documentaires (+ expos, livres, etc). Vous pourrez découvrir le travail de Stéphane Bergouhnioux et Jean-Marie Nizan dès demain sur Canal + Cinéma avec "Les chemins du Nouveau Cinéma Argentin", un road-documentary sur la crise économique et sociale en Argentine en 2001. Suivront le 14 novembre sur la même chaîne "Sur la trace du dragon" sur l'état du cinéma thaïlandais (avec une interview exclusive de Tony Jaa) et enfin du 1er novembre au 6 décembre la série documentaire sur le cinéma asiatique en 6 épisodes "Tempête sur l'Asie" sur TPS Star. Banzaï !

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