Accueil Date de création : 14/06/07 / Dernière mise à jour : 21/07/08 21:45 / 74 articles publiés
 

Sauvons la forêt de Totoro  posté le mercredi 16 juillet 2008 17:25

Blog de lcroiset : Cinéma d'Asie  (et d'ailleurs), Sauvons la forêt de Totoro

Totoro Forest Project. Voici l'ONG créée par Hayao Miyazaki, rejoint dernièrement par les studios Pixar en vue de sauver l'une des plus anciennes forêts japonaises, la forêt Sayama.

 

Plus connue pour avoir inspiré le décor de Mon voisin Totoro, elle est menacée de disparition à cause d'un vaste projet de développement urbain. Afin de préserver ce patrimoine, un appel a été lancé auprès des artistes du monde entier pour réaliser des oeuvres originales, inspirées de l'univers de Miyazaki. Résultat : plus de 186 artistes (dont Ashley Wood, Lou Romano, Bill Presing...) ont répondu présents, envoyant sculptures, peintures et dessins à l'ONG. Une vente aux enchères sera organisée par Pixar le 6 septembre prochain, en vue de récolter des fonds.

 

En attendant, vous pouvez visiter le site officiel du Totoro Forest Project et contribuer à la préservation de cette forêt. Pour avoir un jour la chance de pouvoir s'engouffrer dans Sayama, et qui sait, croiser la route de Totoro en train de rebondir sur son ventre...

 

 

Voir un extrait de Mon voisin Totoro.

lien permanent

Nagisa Oshima, l'insoumis en DVD  posté le mercredi 18 juin 2008 22:30

Blog de lcroiset : Cinéma d'Asie  (et d'ailleurs), Nagisa Oshima, l'insoumis en DVD

Figure emblématique de la Nouvelle vague japonaise, Nagisa Oshima en DVD, c'est disponible dès aujourd'hui avec 5 Films de révolte et de passion édités par Carlotta Films.

 

Cet orphelin, né à Kyoto en 1932, signe en 1959 un premier film, Une ville d'amour et d'espoir sur un gamin démuni, obligé de vendre ses propres pigeons pour sauver sa famille de la pauvreté. Triplé gagnant avec Contes cruels de la jeunesse et L'enterrement du soleil en 1960. Début de polémique. Sa peinture de la jeunesse japonaise d'après-guerre, sur fond d'érotisme et de violence n'opère pas l'adhésion de tous. Trop radical sûrement, ce film deviendra le fer de lance d'une génération en marge.

 

Autre film unique dans la carrière du cinéaste : Nuit et brouillard au Japon (1960), une évocation prodigieuse de la situation politique au Japon à travers sa dénonciation du renouvellement du traité nippo-américain de l'après-guerre. La polémique anfle. Le film est retiré de l'affiche.

 

Nagisa Oshima ne s'arrêtera pas là. En 1965, pour marquer sa liberté de création au fer rouge, il fonde sa propre société de production, la Sozo-Sha. Aucun tabou pour cet ancien étudiant en droits. Il enchaîne avec La pendaison, un film sur la peine de mort, le crime mêlé au sexe dans L es Plaisirs de la chair et surtout le sulfureux L'Empire des sens, montrant pour la première fois au cinéma des actes sexuels non simulés.

 

Fin de carrière tout aussi révoltée avec le face-à-face Kitano- Bowie dans Furyo, une Charlotte Rampling troublante dans Max mon amour et enfin Tabou, un film sans concessions évoquant la relation sexuelle de deux samouraïs dans le Japon du 19ème siécle.

Carlotta Films présente pour la première fois en DVD 5 films de révolte et de passion de Nagisa Oshima. La Trilogie de la Jeunesse (Une Ville d'amour et d'espoir, Contres cruels de la jeunesse et L'enterrement du soleil) est un tryptique exceptionnel posant les jalons d'une cinématographie hors du commun. Parmi les bonus présentés, des extraits des carnets de notes du cinéaste décrivant son processus de réflexion et de création. Egalement disponibles : le chef d'oeuvre Les Plaisirs de la chair avec une analyse de Jean Douchet («Ce n'est pas de l'extérieur que vient le vrai danger. Il est dissimulé au plus profond de soi, à l'intérieur de la subjectivité névrotique de Wakizaka») et Nuit et brouillard au Japon, son film politique le plus révolté.

 

Immanquable !

lien permanent

Un film, une tortue et Takeshi Kitano  posté le vendredi 18 avril 2008 18:26

Blog de lcroiset : Cinéma d'Asie  (et d'ailleurs), Un film, une tortue et Takeshi Kitano

Il y a quelques jours à peine, on parlait de la présence de Takeshi Kitano au générique de L'Elégance du hérisson (voir news : Josiane Balasko face à...Takeshi Kitano ?).

 

Si cette nouvelle n'a pas encore été démentie, Kitano semble être en mesure de nous dévoiler son prochain film, Achilles to kame (soit «Achille et la tortue»). Un film écrit, réalisé et joué par Kitano himself qui clôt la trilogie entamée par Takeshis' et secondée par Kantoku . Banzai ! (encore inédit en France). Il y serait question de «la cruauté de la condition d'artiste». Lors de sa conférence de presse, le réalisateur a ajouté que ce sentiment faisait partie de lui lorsqu'il a réalisé ses précédents films au succès mitigé. Il incarnera donc Machisu, un peintre dont la carrière a bien du mal à décoller.

 

Fin de tournage prévue très très prochainement, de quoi espérer une sélection lors du prochain Festival de Venise.

lien permanent

Akira Kurosawa : sa forteresse cachée  posté le lundi 03 mars 2008 17:00

Blog de lcroiset : Cinéma d'Asie  (et d'ailleurs), Akira Kurosawa : sa forteresse cachée

Dix ans après sa mort, Akira Kurosawa renaît de ses cendres par le biais d'un de ses documentaires. Le film, inachevé, avait été confié aux Archives Nationales suite au décès du réalisateur en 1998.

 

A la base : un projet initié par Akira lui-même en 1983, entrepris pour filmer la représentation de la pièce Yashima de Zeami Motokiyo, l'acteur et dramaturge japonais du 14ème siècle qui énonça les grands principes du théâtre Nô. De ce tournage, ne sont restées que 50 minutes de rushes. Puis, le film fut stoppé net, le réalisateur trop préoccupé par le financement et les complications dues au tournage de Ran (un de ces chefs d'oeuvres).

 

Grâce au travail sans relâche d'archivistes, 10 minutes d'archives filmées par Kurosawa ont été retrouvées. Donc, pour résumer : 50 minutes + 10 minutes = 1heure. Largement de quoi présenter aux festivités qui auront lieu en 2010 pour les 100 ans de l'anniversaire de la naissance d'Akira Kurosawa sous la bannière «AK100 Project» (un mémorial avec expos, livres, timbres, jeux videos, etc).

 

Tout ceci sous le haut patronnage de Hisao Kurosawa, fils de et président de la compagnie Kurosawa Productions qui résuma cette entreprise en une phrase : «Mon espoir : que les gens, spécialement les jeunes spectateurs, découvrent le travail d'Akira Kurosawa. Ce mémorial sera mon acte final de dévotion.» Merci.

lien permanent

Hiroshi Teshigahara en DVD !  posté le vendredi 21 décembre 2007 17:29

Blog de lcroiset : Cinéma d'Asie  (et d'ailleurs), Hiroshi Teshigahara en DVD !
Hiroshi quoi ? Hiroshi Teshigahara, l'un des maîtres de la Nouvelle Vague japonaise, versant indépendant et moins politisé, à la lisière de l'expérimental. Carlotta Films, l'éditeur de DVD de qualité, a eu la bonne idée de réunir trois classiques : Le Traquenard, La Femme des sables et Le Visage d'un autre dans un coffret collector indispensable à une dvdthèque de choix.

 

La Femme des sables, ressorti en version inédite en début d'année, part d'un postulat basique : une femme, un homme, une hutte enfouie dans la dune. Hiroshi Teshigahara adapte le romancier Kôbô Abe et fait de cette fable allégorique un essai pictural d'une beauté plastique hors du commun. Plus rares, Le Visage d'un autre, un conte hypnotisant sur l'identité et l'absence et Le Traquenard, son premier long métrage, un récit étrange filmé au coeur d'une ville minière.

 

Pour aller encore plus loin dans son oeuvre, deux documentaires signés Hiroshi Teshigahara sur le boxeur portoricain José Torres, cinq courts métrages et une analyse passionnante de ce cinéaste d'avant-garde par Mathieu Capel, spécialiste de la Nouvelle Vague japonaise.

 

Indispensable, on vous dit. Merci Carlotta !

lien permanent