Accueil Date de création : 14/06/07 / Dernière mise à jour : 21/07/08 21:45 / 74 articles publiés
 

Le Bon, la brute et le cinglé, un western 100% coréen  posté le dimanche 11 mai 2008 12:33

Blog de lcroiset : Cinéma d'Asie  (et d'ailleurs), Le Bon, la brute et le cinglé, un western 100% coréen

Les années 30 en Mandchourie. Le cinglé vole une carte aux trésors à un haut dignitaire japonais. La brute, tueur à gages réputé, est payé pour récupérer cette carte. Le bon veut retrouver le détenteur de la carte pour empocher la prime. Un seul parviendra à ses fins, s’il réussit à anéantir l’armée japonaise, les voyous chinois, les gangsters coréens, et ses deux adversaires.

 

En Sélection officielle à Cannes (Hors Compétition).

 

A suivre...

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Albator, le corsaire de l'espace en live !  posté le mardi 15 avril 2008 18:52

Albator 78

Le Japon et la Corée s'associent pour produire l'adaptation live du dessin animé culte « Albator », décliné en deux séries chez nous : » Albator 78 « (photo) et » Albator 84 «. La mythique saga Space Pirate Captain Harlock sera mise en scène par Won Ju-han, avec un budget s'élevant à 100 M$.

 

L'accord conclu entre la firme coréenne Eight Peaks ( » Princess Hours «) et la nippone Genome Entertainment table sur une production pouvant rapporter plus de 200 M$. Il suffit de compter sur ce capitaine au coeur d'or. Si, si, vous savez : « Albator, Albator, bien plus fort que la mort, tu es toujours au rendez-vous, n'importe quand, n'importe où, tu es toujours au rendez-vous, toujours avec nous. » Allez, tous en choeur !

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Deux nouveaux projets pour Bong Joon-ho  posté le jeudi 10 avril 2008 13:13

Memories of Murder - Joon-ho Bong

Bong Joon-ho, le cinéaste coréen qui fit sensation avec son film fantastique The Host, qu'on a pu découvrir avec le déjà très prometteur Memories of Murder, vient de présenter son nouveau projet Mother. «Une histoire de crime très sombre qui parlera d'une relation entre une mère et son fils.», a-t-il déclaré au Festival du Film fantastique de Bruxelles. Le fils, marginal, est accusé de meurtre. Sa mère, persuadée de son innocence va tout faire pour dénicher le vrai coupable. Dans les rôles titres : Kim Hye-ja et Won Bin, un acteur adulé en Corée depuis sa prestation très remarquée dans Frères de sang. Début du tournage prévu en septembre.

 

A côté, Bong Joon-ho travaille sur un autre projet, l'adaptation de la BD de science-fiction Transperceneige de Jean-Marc Rochette, le tout produit par Park Chan-Wook (Old Boy) : «Nous sommes en train d'écrire le scénario, mais ce ne sera pas mon prochain film. Transperceneige ne sera prêt qu'en 2010 ou 2011.» Un projet plus qu'alléchant. Aïe, l'attente va être rude.

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Sad dream pour Kim Ki-duk  posté le vendredi 01 février 2008 18:55

Blog de lcroiset : Cinéma d'Asie  (et d'ailleurs), Sad dream pour Kim Ki-duk
Kim Ki-duk ne s'arrêtera donc jamais. En 2007, deux de ses films sont sortis à quelques mois d'intervalle : Souffle et Time. Sorties (très) confidentielles.

 

Cette année, il enchaîne les projets avec l'écriture du scénario de son confrère Juhn Jaihong et le tournage de son prochain film, Bi-mong.

 

Univers familier au réalisateur coréen, puisqu'il s'agit de la trajectoire d'un homme partagé entre le rêve et la réalité. A-t-il provoqué un accident de voiture ? Cette femme, Ran, est-elle réelle ? Tout ceci baigné par une confusion des langues. Ran est coréenne. Lui est japonais. Comment faire face à cette barrière linguistique ? Ce sont les acteurs Na-yeong Lee et Joe Odagiri qui incarneront ces deux personnages aux destins contradictoires.

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Journal d'une jeune Nord-Coréenne : entretien avec Antoine Coppola  posté le vendredi 21 décembre 2007 17:24

Blog de lcroiset : Cinéma d'Asie  (et d'ailleurs), Journal d'une jeune Nord-Coréenne : entretien avec Antoine Coppola

«Un film de pure propagande», lit-on dans la presse pour évoquer la sortie du premier film nord-coréen en France, Journal d'une jeune Nord-Coréenne. Oui, mais pas seulement. Le cinéma de Corée du Nord a lui aussi son histoire. Rencontre avec le spécialiste du genre Antoine Coppola, cinéaste et enseignant, auteur de Le cinéma en Corée du Nord (sortie prochaine aux éditions de L'Harmattan).

  

Journal d'une jeune Nord-coréenne est bien le premier film nord-coréen distribué en France ?
Oui, pour la France, c'est une première. Les films nord-coréens circulent beaucoup plus dans les anciens pays du bloc communiste, comme la Tchécoslovaquie, la Pologne ou la Roumanie. La diffusion passe toujours par des accords diplomatiques. En 2001, une vingtaine de films nord-coréens ont circulé officiellement en Europe. Pour Journal d'une jeune Nord-Coréenne, il s'agit d'une diffusion commerciale. Un distributeur français, James Velaise a pris l'initiative d'acheter des films nord-coréens pour les diffuser en France. Ce film fut le plus grand succès du cinéma en Corée du Nord. Plus de 8 millions de spectateurs. Quand on connaît l'histoire du cinéma nord-coréen, on voit une certaine évolution naturaliste dans ce film. Quelque chose a changé.

 

Doit-on voir Journal d'une jeune Nord-coréenne comme un film de pure propagande ?
Il existe des films beaucoup plus forts au niveau de la propagande. Depuis les années 90, Kim Jong-il travaille sur un mélange de propagande et de sentimentalité. Il joue sur l'émotion, le quotidien, les détails. Il a publié des ouvrages sur l'histoire et l'esthétique du cinéma dans lesquels il demande aux réalisateurs de ne pas s'acharner sur les messages politiques. Dans les années 50-60, il y avait de grandes biographies historiques à la gloire des héros de la Corée du Nord. C'était souvent des films de guerre. Le quotidien passait au second plan. Kim Jong-il a commencé à installer un système de description de la vie quotidienne, en atténuant les messages politiques. Dans ce film-là, il y a une façon plus naturelle de montrer les choses que le réalisme socialiste avait un peu idéalisé dans les décors, les situations...Ce film semble moins chargé au niveau du message politique. On peut faire une double lecture du film et voir beaucoup de références par rapport à la Corée du sud, comme le thème de la famille (l'homme qui travaille trop, la famille en crise) ou l'importance accordée au football.

 

Existe-t-il une influence du cinéma sud-coréen sur le cinéma nord-coréen ?
Il y a une séparation totale. Il n'y a aucune diffusion des films de Corée du Sud au nord. L'influence se fait de manière indirecte. La direction du parti et du gouvernement ont accès aux films de Corée du Sud et même américains. En particulier Kim Jong-il. C'est un grand cinéphile qui écrit sur le cinéma, s'occupe de la réalisation des films, collabore aux scénarios, et choisit même les acteurs. A ce stade, ce n'est plus de la censure. Il s'agit bien d'une participation complète de quelqu'un qui aime le cinéma et veut y participer. Il observe beaucoup ce qui se passe dans le cinéma sud-coréen et reprend certaines thématiques pour les développer dans les studios de Pyongyang.

 

Quelle est la place du réalisateur en Corée du Nord ?
Il faut voir que l'on est dans un contexte de cinéma d'Etat. Tout le monde travaille pour l'Etat. On ne travaille pas pour soi-même. Certains réalisateurs sont devenus très célèbres en Corée du Nord. Ils font partie des favoris du régime. Le milieu du cinéma est bien traité. Le système est très intégré. Les écoles de cinéma existent depuis longtemps. Dès la création de la Corée du Nord, les studios de Pyongyang ont été équipés d'écoles, de techniciens, de réalisateurs, d'acteurs. On y accède par le biais d'un concours d'Etat. Jang In-Hak, le réalisateur du Journal d'une jeune nord-coréenne a reçu la médaille du mérite de la patrie pour ce film.

 

Ce film est-il novateur sur un plan esthétique ?
Dans ce film, il y a des effets de mouvement de caméra assez innovants en Corée du nord. Par exemple la scène de la cheminée. Il y a une discussion entre les jeunes hommes qui vont aider à reconstruire la cheminée. La caméra portée passe de l'un à l'autre, une sorte de caméra subjective, ce qui a l'air banal pour le cinéma occidental, mais est novateur dans le cinéma nord-coréen. Dans les scènes d'intérieur où on voit la jeune fille avec sa mère, il y a des prises de vue en lumière naturelle, des effets de contraste, de contre-jour. Normalement, le cinéma nord-coréen est tourné en studio et les intérieurs sont très calculés au niveau des lumières. Tout est assez léché. Là, on peut dire qu'il y a un côté bâclé, mais surtout un aspect naturaliste. Ca a vraiment été tourné très vite avec très peu de moyens. Il y a une volonté d'innover qu'il faut relativiser un peu. Ce n'est pas la Nouvelle vague du cinéma nord-coréen.

 

Quel impact ce film pourrait-il avoir en France ?
J'ai déjà eu l'occasion de présenter ce film lors d'une avant-première à Lyon. J'ai remarqué un grand intérêt de la part du public. Il s'agit plus d'une curiosité par rapport au pays. Très peu d'informations circulent sur la Corée du Nord. Après, il y a ceux qui ne connaissent pas le cinéma du réalisme socialiste des anciens pays du bloc communiste. Mais pour ceux qui n'ont jamais vu ce genre de films, j'avoue que ça doit être assez étrange...


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