Accueil Date de création : 14/06/07 Dernière mise à jour : 07/09/09 19:03 / 108 articles publiés

Corée

Tokyo ! la bande-annonce  (Corée) posté le samedi 11 octobre 2008 12:42

Le film est composé de 3 chapitres (Interior Design, Merde et Shaking Tokyo).

Chaque segment est librement inspiré de Tokyo et tourné au cœur de la ville.

Interior Design de Michel Gondry

Un jeune couple tente de s'installer à Tokyo. L’ambition du jeune homme est claire, devenir réalisateur. Quant à sa compagne, plus indécise, elle a le sentiment diffus de perdre le contrôle de sa vie.

Tous les deux se noient dans cette ville sans repères, jusqu’à ce que la jeune femme, trop seule, devienne l'objet d'une étrange transformation …

Merde de Leos Carax

Une mystérieuse créature sème la panique dans les rues de Tokyo, se comportant de manière provocante et destructrice.

Cet homme, surnommé par la presse « la créature des égouts », suscite passion ou répulsion jusqu’à ce qu’il soit capturé...

 Shaking Tokyo de Bong Joon-ho

Depuis plus de dix ans, il est hikikomori. Il vit enfermé dans son appartement, réduisant au strict minimum tout contact avec le monde extérieur.

Lorsque la livreuse de pizza s’évanouit chez lui durant un tremblement de terre, l’impensable arrive, il tombe amoureux.

Peu après il apprend que la jeune fille devient hikikomori à son tour. Osera-t-il franchir la porte qui sépare son appartement du reste du monde ?

 

En salles le 15 octobre prochain.

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Hong Sang-soo tourne son neuvième film  (Corée) posté le mercredi 06 août 2008 17:24

Le 20 août prochain, sortira en salles le chef d'oeuvre annoncé de Hong Sang-soo, Woman on the beach. Le film a déjà séduit tous les festivaliers à la dernière Biennale. Sa balade parisienne teintée de mélancolie Night and Day s'est frayé un chemin difficile entre L'Incroyable Hulk et Le Premier jour du reste de ta vie, avec seulement 11 copies sur toute la France.

 

Le cinéaste coréen Hong Sang-soo s'active déjà à son prochain projet. Il vient d'entamer le tournage de Without Even Knowing Properly (titre provisoire), un film tourné en HD au budget estimé à moins de $100 000, selon sa boîte de production Jeonwonsa. L'histoire, comme souvent chez Hong Sang-soo mêle l'amour à l'art, s'inspirant au plus près de la quotidienneté de la vie (voir interview : Les divagations de Hong Sang-soo). Un réalisateur se rend au Festival International de Musiques de films à Jecheon où il est membre du jury. Il y fera la rencontre de la programmatrice du festival. Tous deux se rendront sur l'île de Jeju pour une lecture publique. Le cinéaste retrouvera pour l'occasion sa femme et un vieil ami.

 

Kim Tae-Won, qu'Hong Sang-soo avait déjà diirgé dans La Femme est l'avenir de l'homme et Woman on the Beach tiendra le rôle principal de cette chronique amoureuse. Umh Ji-won (Conte de cinéma) et Gong Hyung-jung (Woman on the beach) lui donneront la réplique.

 

L'équipe a déjà pris place à Jecheon et restera jusqu'au 19 août, date de la fermeture du Festival. Le tournage devrait prendre fin début septembre.

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Le bon, la brute et le cinglé : roi du box-office en Corée  (Corée) posté le vendredi 25 juillet 2008 13:04

Le bon, la brute et le cinglé vient d'enregistrer un excellent score dans son pays, la Corée. Sorti en salles le 17 juillet dernier, il a emballé le box-office, enregistrant le jour de sa sortie plus de 400 000 spectateurs, battant ainsi le record d'Indiana Jones 4. A ce jour, le western oriental de Kim Ji-woon a dépassé le cap des 2,2 millions d'entrées.

En attendant sa sortie en France le 17 décembre prochain, petit tour du côté de sa bande-annonce.

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Les divagations de Hong Sang-soo  (Corée) posté le jeudi 24 juillet 2008 13:12

A la marge dans son pays et encensé en France, Hong Sang-soo nous fait gré de deux de ses films cet été. Des divagations amoureuses d'un jeune peintre entre Séoul et Paris dans Night and Day, à une légèreté mélancolique dans Woman on the Beach, la rencontre avec ce cinéaste atypique nous entraîne dans les méandres de son cerveau. La tête dans les nuages, à l'image de son héros de Night and Day. Et si tout ceci n'était que pure fiction ?

 

Comment le quotidien intervient dans votre processus de création ?

Certaines fois, dans la vie courante, il se passe des choses intéressantes qu'on a laissées de côté. Puis un jour, ces choses deviennent des souvenirs. On pose alors une question. Et avec cette question, on essaie de trouver une réponse dans le quotidien et si on ne trouve pas la réponse, on tente de comprendre. Et c'est cela qui peut devenir la matière de ma création. Pour Night and Day, je suis parti d'une situation de mon quotidien : je vis à New York. J'appelle ma femme. Pour moi, c'était le jour. Pour elle, il faisait nuit.

 

Comme dans Le Jour où le cochon est tombé dans le puits, on retrouve un effet miroir de la réalité. Pour vous, être cinéaste est un moyen de vous positionner dans la réalité ?

Comme vous le savez, il n'existe pas une seule forme de réalité. Chacun d'entre nous a sa propre réalité. Même si vous et moi, on parle pendant des heures de cette machine (pointant du doigt le magnétophone), notre perception sera différente. Même si tu essayes de m'expliquer ce que tu ressens, tes mots ne permettront pas d'exprimer ce que je ressens. Nous vivons tous dans un monde différent. Nous utilisons des mots pour exprimer ce qui est intraduisible. Quand je vous demande de me donner ce stylo, là, nous partageons. Nous avons l'impression de vivre dans le même monde. Le monde peut garantir une infime communication entre les gens. Tout ça pour dire que la réalité n'existe pas. Nous vivons chacun dans notre petit monde. Mais nous sommes tous dans le même bateau. Et je peux vous assurer qu'il n'existe pas qu'une forme de réalité. Ce que nous avons, c'est l'expérience. Nous vivons pour ça, nous tombons pour ça et ensuite, nous mourons. C'est là-dessus que nous pouvons commencer à avoir une interprétation. Même si l'interprétation de cette chose ne représente pas cette chose.

 

Mais il y a une dimension de partage avec le spectateur lorsque vous faites un film. Comment se passe cette interaction ?

Pour partager ton expérience, tu as besoin de quelqu'un d'autre pour qu'il interprète cette chose. Mais cette autre personne aura une vision limitée. J'essaye de traduire cette chose par le biais d'un film, d'un mélodrame, d'une peinture, peu importe. J'essaye de partir de là. Ce que je fais, je le fais avec mon antenne. Juste avec des petits segments de vie, que j'appelle des situations. Par exemple, je me suis rendu compte que quand on va au cinéma, pendant l'espace d'une minute, on se prend pour un héros. Et là, tu te mets à fumer comme John Wayne et à parler comme lui. Le cinéma, c'est l'obscurité totale, ce grand écran, cet espace. Tout le monde est influencé par cette étrange expérience qui a eu lieu dans la pénombre. C'est pour ça que dans mon cinéma, ce qui prime, c'est l'intuition. Je pars de là. Ensuite, je pense à la forme que je pourrais lui donner. Puis, j'y glisse tous ces détails qui me viennent du quotidien pour en faire un film.

 

Avant de commencer le tournage, vous n'avez que 30 % de votre scénario. Les dialogues, vous les écrivez le matin-même, en vous inspirant du décor, de l'ambiance du jour... Comment se passe ce processus de création ?

Je pense que chaque réalisateur laisse une part à l'improvisation, aux changements de dernière minute. Chaque tournage est un processus. Tous les jours, nous devons exécuter quelque chose pour livrer un produit final. Dans tout ce processus, chaque chose est mouvante. Et chaque membre de l'équipe a une approche différente du réalisateur. Donc quand on transfère l'idée d'une personne à une autre, elle varie de 6 % à chaque étape. Je tiens à ce que chaque personne de l'équipe garde sa créativité. Chaque personne a sa propre idée et peut l'exécuter. C'est mon tempérament. Par exemple, quand je gagne le lieu de tournage, je regarde ce qui se passe, comment l'actrice arrive. Je peux percevoir un changement sur son visage. Je peux ressentir que la veille, elle s'est disputée avec son mari, même si je ne sais pas précisément si cette dispute a eu lieu. Je m'inspire alors de ce visage, de ces traits pour l'intégrer au scénario. Je n'ai pas besoin de savoir exactement pourquoi, et elle n'a pas besoin de savoir ce que j'utilise de sa propre expérience. Ma seule impression me suffit.

 

Laissez-vous une part d'improvisation à vos acteurs ?

Je n'envisage pas les acteurs autrement que comme des personnes. J'écris donc le script le matin-même, en m'inspirant d'eux, de leur être, de ce qu'ils dégagent. Parfois, les acteurs pouvaient être embarrassés par cette méthode. Mais quand nous sommes rentrés en Corée, ils ont vu le résultat et ont été soulagés. Sur le tournage, tout était fluide. Les dialogues leur correspondaient parfaitement. Donc pour eux, le travail était fait. Ils n'avaient plus besoin d'improviser.

 

Pourquoi avoir choisi Paris comme lieu de fiction ?

Paris, j'y ai vécu pendant un an. Je me suis également installé à New York, qui était, pour vous l'avouer, ma première idée. J'avais besoin d'une ville loin de la Corée. J'ai alors hésité entre New York, Paris et San Francisco. New York était une trop grande ville. San Francisco, je n'y ai pas habité, donc je ne ressentais pas grand-chose sur cette ville. Paris était donc mon seul choix possible. Mais vous savez, tout ce que je viens de dire n'a aucune importance (rires).

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La bande-annonce de Night and Day  (Corée) posté le lundi 30 juin 2008 18:50

Et voici la bande-annonce de Night and Day, le prochain Hong Sang-soo, en salles le 23 juillet prochain.

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