Accueil Date de création : 14/06/07 / Dernière mise à jour : 21/07/08 21:45 / 74 articles publiés
 

Mohsen Makhmalbaf tourne au Kazakhstan  posté le mardi 17 juin 2008 10:59

Blog de lcroiset : Cinéma d'Asie  (et d'ailleurs), Mohsen Makhmalbaf tourne au Kazakhstan

Depuis quelque temps, l'Iranien Mohsen Makhmalbaf avait un peu délaissé sa carrière de cinéaste pour s'occuper de sa progéniture. Le réalisateur, révélé au grand public en 1995 avec Salaam Cinema, n'a pas pouponné, mais plutôt assuré un travail de production auprès de ses deux filles, Samira et Hana. L'une, 29 ans, a déjà trois films à son actif. Et la dernière, à peine 20 ans, vient de sortir son deuxième film, Le Cahier. Voilà ce qui s'appelle une famille de cinéma !

 

Mohsen Makhmalbaf, qui n'avait rien tourné depuis son oeuvre politique et engagée Kandahar (2001), va également partir en terre kazakh pour son prochain film, The Man Who Came from the Snow. C'est sa femme Marzieh ( Le Jour où je suis devenue femme) également coscénariste et coréalisatrice du film (une histoire de famillle, on vous dit !), qui vient de lâcher l'info au Festival Cines del Sur, en Espagne.

The Man Who Came from the Snow évoquera la solitude d'un groupe de femmes livrées à elles-mêmes pendant que leurs maris partent à la recherche d'un travail. Fidèle au cinéaste, Wild Bunch, la société de production française, financera le projet, avec l'aide de la propre boîte de prod de la famille Makhmalbaf.

 

Notre homme est vraiment sur tous les fronts, puisque le cinéaste kirghizh Aktan Abdykalykov mettra en scène dès l'automne prochain l'un de ses derniers scénarios, provisoirement intitulé « Autum and Winter ».

Pour l'heure, Mohsen Makhmalbaf est surtout en attente d'une autorisation pour tourner son grand projet, un film sur Khomeini.

 

Son «passif» de militant politique, doublé d'une filmographie engagée pointant du doigt un peuple ravagé par la dictature, ne lui facilitent pas forcément la tâche...

 

On lui souhaite bien du courage.

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La disparition de l'acteur sénégalais Mamadou Gueye  posté le mardi 22 avril 2008 17:06

Mamadou GueyeMakhouredia Gueye, alias Mamadou Gueye... Son nom ne vous évoque peut-être rien. Mais cet artiste sénégalais a fait les heures de gloire du cinéma africain. Il s'est notamment illustré chez le regretté Ousmane Sembene avec Le Mandat et Xala, dans des rôles qui lui valurent une très forte popularité au Sénégal. Il a enchaîné au cinéma avec le magnifique Hyènes de Djibril Diop Mambety, mais c'est surtout au théâtre que Mamadou Gueye a consacré une grande partie de sa carrière.

 

C'est donc à 84 ans que cet acteur, très populaire au Sénégal, s'est éteint après « avoir été malade pendant quelque temps ». Le pays entier pleure son artiste.

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Cycle Africamania à la Cinémathèque Française  posté le lundi 21 janvier 2008 18:44

Blog de lcroiset : Cinéma d'Asie  (et d'ailleurs), Cycle Africamania à la Cinémathèque Française
Jusqu'au 29 février prochain, levez le voile sur une cinématographie méconnue à la Cinémathèque Française avec le cycle Africamania.

 

Plus de 60 films retraceront l'histoire de ce cinéma depuis la décolonisation. Quelques mois après la mort du pionnier Ousmane Sembene, «le cinéma africain n'a pas, et surtout n'a plus la place qu'il mérite sur les écrans et dans les festivals», a déclaré Costa Gavras, le président de la Cinémathèque. D'où la volonté de «combler un vide» de la part de cette institution.

 

Autour d'une rétrospective spéciale Sembène, retrouvez les oeuvres de Désiré Ecare, Gaston Kaboré et Souleymane Cisse. Quelques débats viendront alimenter la programmation, avec en avant-première Il va pleuvoir sur Conakry et Faro la reine des eaux.

 

Toute la singularité et la puissance d'un cinéma inexploré. L'occasion est trop belle pour ne pas y faire un tour.

 

Cycle Africamania

Du 17 janvier au 29 février 2008

A la Cinémathèque Française (Paris)

 

Retrouvez le programme complet sur le site officiel.

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Ousmane Sembène, une conscience africaine  posté le jeudi 23 août 2007 13:26

Scène d'ouverture de "La Noire de..."


Afin d'inaugurer ma rubrique "Cinéma d'ailleurs", petit retour sur Ousmane Sembène, le pionnier du cinéma africain disparu le 9 juin dernier.

L'association sénégalaise des cinéastes a annoncé la publication de sa biographie "Ousmane Sembène, une conscience africaine" par Samba Gadjigo en septembre chez Homnisphères.
Il reviendra, entre autres, sur le combat de Sembène contre l'exploitation et l'oppression des peuples.

Ousmane Sembène est né en 1923 au sud du Sénégal. Dès 1942, il intègre la troupe des tirailleurs sénégalais. Quelques années plus tard, il débarque clandestinement à Marseille et exerce la profession de docker. Il relatera ces années dans son premier roman publié en 1956, "Le Docker noir". Après avoir suivi une école de cinéma à Moscou, Ousmane Sembène réalise son premier long-métrage en 1966 "Noire de...", le film qui a ouvert la porte au cinéma dit "négro-africain". Suivent de nombreux films, dont le majeur "Le mandat" (1968), "Le camp de Thairoye" (1988), et "Mooladé", son dernier film sorti en 2004. 

Son biographe Samba Gadjigo affirme que : "Toute son oeuvre a consisté à donner la voix aux peuples sans voix. C'est pourquoi d'ailleurs, parallèlement aux activités littéraires, il a commencé les activités cinématographiques qui sont beaucoup plus près de notre expression orale traditionnelle africaine".

50 ans de cinéma, 5 romans, 14 films, un destin hors norme, une occasion de connaître un peu mieux une partie méconnue de l'histoire du cinéma.



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